CDOS NORD 59 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2019

AG du CDOS du NORD, le 25 janvier - photo Fred VDB
  • AG du CDOS du NORD, le 25 janvier - photo Fred VDB
  • par Fred VDB
  • photo Fred VDB
  • 2 février 2019

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2019

L'AGENCE DU SPORT AU PROGRAMME

Le 25 janvier dernier, l’assemblée générale du CDOS du Nord s’est déroulé à la Maison départementale des Sports à Villeneuve d’Ascq. Jean Cosléou, son président a accueilli les nombreux comités départementaux présents ainsi que Claude Fauquet, Président du CROS des Hauts de France, François Coquillat, Vice-président du CDOS du Pas-de-Calais, Didier Ellart, Vice-président de l'Association Nationale Des Élus en charge du Sport et André Leclercq, Président du Comité Français Pierre de Coubertin. Nous reviendrons sur cette assemblée générale au travers de différntes thématiques. Ici, nous commençons par la future Agence du sport et la pétition #LeSportCompte !

Au cours de cette soirée, le CDOS du Nord a reçu des mains d’André Leclercq le label du Comité Français Pierre de Coubertin. Dans son discours, il est revenu sur le bilan 2018, du travail mené par le CDOS et l’ensemble de ses commissions. Il est revenu aussi sur la future Agence du sport et sur l'opération #LeSportCompte ! Revenons sur la présentation de cette agence par Jean Cosléou : le président du CDOS du Nord :

L'an dernier je commençais mon rapport par dire que 2017 a été une belle année pour l'olympisme. 2018 a été une année très compliquée pour le mouvement sportif français !

Cela a commencé d'ailleurs en 2017 avec l'annonce brutale de la fin des emplois aidés. En 2018, le CNDS a connu une baisse extrêmement forte et une note appliquée strictement. Lors de la commission territoriale du 10 juillet, le mouvement sportif a exprimé son profond désaccord face au constat d'une distorsion historique entre les actes et les objectifs annoncés de l’État. Cette tendance déjà perceptible les années précédentes s'est accrue de manière inédite et encore plus pénalisante en 2018. En effet, la diminution drastique des moyens dont dispose le mouvement sportif pour conduire sa stratégie de développement de la pratique des activités physiques et sportives, est en totale contradiction avec l'ambition visant à augmenter de 3 millions le nombre de pratiquants et l'objectif de 80 médailles aux JO de 2024.

A l’issue de la présentation du projet de répartition de l’enveloppe CNDS 2018, les représentants du mouvement sportif se sont unanimement abstenus. Et lors de la commission du 18 septembre, l'attitude a été de ne pas participer au vote.

Ces positions ont été adoptées pour marquer notre désaccord tout en évitant le blocage complet. Sans remettre en cause non plus l'investissement et la volonté des services de l’État de mettre en place une véritable concertation et le déroulement le plus « normal » possible de la campagne, et dans le Nord cette concertation a eu lieu comme chaque année dans le meilleur esprit et ce malgré des difficultés techniques très pénibles.

A tout cela s'est ajoutée l'annonce de la disparition de 1600 cadres techniques. Ce désarroi ainsi créé n'est pas encore effacé. En ce début d'année, on ne sait quasiment rien à part que le CNDS n'existe plus depuis le 31 décembre. Il va être remplacé par une agence du sport dont j'évoquerai les contours dans la seconde partie de cette assemblée générale.

Les moyens qui seront dévolus au mouvement sportif à travers cette agence sont de l'ordre de 161 millions d'euros pour le développement du mouvement sportif, 90 millions pour le haut niveau, soit environ 250 millions.

Combien  et comment ces moyens seront-ils reversés sur les structures déconcentrées que nous sommes et les clubs ? Les fédérations devront proposer un seul projet fédéral se déployant jusqu’aux clubs. Une enquête diligentée par le CNOSF montre que plus de la moitié des fédérations sont prêtes à être responsabilisées sans tarder pour assurer un rôle de pilote. D'autres fédérations ne le sont pas. Nous essaierons de vous accompagner au mieux, sachant que nous ne pourrons pas nous immiscer dans votre vie fédérale.

L'Agence aura aussi à financer les équipements à hauteur de 82 millions d'euros, équipements hors Jeux de Paris qui eux sont financés à part par le ministère, de même qu'elle accompagnera, et c'est une première à ma connaissance, les acteurs socio-sportifs non fédérés pour 7 millions.

Si cette somme de 161 millions dédiée au développement a pu être relativement préservée dans un budget du ministère globalement en baisse, c'est dû à la mobilisation du mouvement sportif, et de ses relais dont certains très actifs comme l'ANDES, et les parlementaires. La députée du Nord Béatrice Descamps a pris contact avec le CDOS et a écouté nos légitimes, à notre sens, revendications pour en faire état à l'Assemblée Nationale.

Je parle de mobilisation car devant l'incompréhension, devant la colère du mouvement sportif, plusieurs congrès ont été organisés par le CNOSF avec la présence des fédérations, des CROS et des CDOS. En septembre, au moment où les décisions concernant l'Agence et le budget se prenaient, une pétition « #LeSportCompte ! » a été lancée pour demander que le mouvement sportif bénéficie de moyens à la hauteur des apports humains, économiques et sociétaux procurés à la population et en particulier la jeunesse.

Le CDOS a relayé cette pétition en vous envoyant des courriels, de même qu'à tous les parlementaires, les partenaires et connaissances, en publiant sur Facebook. Deux lettres ont publiées sur Nordsports Mag, faisant plus 16 000 vues chacune.

Le bilan de cette pétition est assez mitigé, avec à peine plus de 250 000 votes. Le Nord est 7e avec 4726 votes (comparez au nombre de vues sur le site de notre partenaire Nordsports-mag.com !), 94e en ratio votes/population ! Donc quand je parle de mobilisation, il faut vraiment relativiser.

Il n'en demeure pas moins qu'il est plus que jamais essentiel de rappeler que le sport doit être considéré comme un investissement sur l'avenir et non comme une charge sur laquelle il faut économiser. Son impact sociétal est incontestable en termes d’éducation, de santé, de lien social, d’intégration, de mixité, cet impact est bien sûr difficile à quantifier sur le plan économique. Une estimation récente montre que le poids économique du mouvement sportif, bénévolat inclus, est estimé a minima entre 20 et 25 milliards d’euros. Le sport est néanmoins reconnu de manière quasi unanime et doit être placé prioritairement dans le cadre des missions d‘intérêt général librement consenties par le mouvement sportif. "

AG CDOS DU NORD

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