CDOS NORD 59 EXPO LE SPORT SORT DES TRANCHEES 1917

L'année 1917 est marquée par une lassitude qui gagne les tranchées - photo DR
  • L'année 1917 est marquée par une lassitude qui gagne les tranchées - photo DR
  • Exposition "Le sport sort des tranchées"
  • par M. MERKEL, J-P. GUILBERT et Fred VDB
  • 7 janvier 2017

1917 (PREMIÈRE PARTIE)

LA LASSITUDE DANS LES TRANCHÉES… ET LA COUPE DE FRANCE

Plongeons une nouvelle fois dans cette superbe exposition sur le sport durant la première guerre mondiale. Elle se trouve peut-être prés de chez vous ou votre enfant l’a découvert dans son collège. 1917 : année charnière avec le Chemin des Dames, les mutineries et de la création le 15 janvier de la Coupe de France de football en mémoire de Charles Simon. Le trophée est créé cette année-là par un ouvrier joaillier de Ménilmontant, M. Chovillon.

LA LASSITUDE DES POILUS

Après trois années de guerre meurtrière, une lassitude mêlée de colère apparaît. Jean AVEL du 101e RI, le 17 février 1917 : « Gare, ça chiera un jour. », Paul DUCHATELLE du 303e RI, le 1er mars 1917 : « J’espère que mon pays sera assez sage pour ne pas faire exterminer ce qui reste d’hommes vigoureux, physiquement et moralement. »


LE CHEMIN DES DAMES

Le lundi 16 avril à 6 h, la première vague d’assaut de l’armée française se heurte à un mur de feu. En quinze jours, plus de 100 000 Poilus sont hors de combat. Conçue par Robert NIVELLE, cette offensive, qui devait durer 24 heures, se poursuit jusqu’au 24 juin 1917. C’est un désastre total pour l’armée française qui ne conquiert, au prix d’un massacre inouï, que quelques caves et postes d’observation.


LES MUTINERIES

Cette tuerie totalement inutile va s’avérer être le déclencheur des premières mutineries. Un soldat de la 7e compagnie du 36e RI : « Je vais vous dire que nous avons refusé de monter en ligne mardi soir, nous n’avons pas voulu marcher. Nous nous sommes mis presque en grève, et beaucoup d’autres régiments ont fait comme nous. J’en ai assez de leur guerre... »

Un fantassin du 21e de Langres : « Je demande aussi la fin de la guerre, mais les Boches sont toujours chez nous », un autre du 109e RI : « On en a marre, mais le Boche est toujours là et il ne faudrait pas le laisser passer. »


LE RÈGLEMENT DE LA CRISE

Afin de gérer cette crise, Philippe PÉTAIN est rappelé le 15 mai 1917 à la tête de l’Armée française. Il apporte d’importantes réformes en améliorant les conditions de vie des soldats notamment dans le régime de l’alimentation et dans la rota- tion des permissions.

Les tribunaux militaires prononcent 3 427 condamnations dont 554 à mort, 49 soldats seront exécutés. Le Poilu Adolphe LENOIR note : « Je verrai toujours devant mes yeux cet homme à genoux, les yeux bandés, les mains attachées au poteau ; un feu de salves, et c’en est fini de l’existence. Pourtant, ce n’est pas un crime qu’il avait commis, alors que nous montions il était resté en arrière, en essayant de sauver sa peau. »

 

PARTENAIRE OFFICIEL

just mutuelle

 

PARTENAIRES

 

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LE NORD

le nord sport magazine novembre 2017