JEUX OLYMPIQUES BIATHLON MODERNE SYLVIE BECAERT

Sandrine Bailly, Sylvie Becaert, Marie-Laure Brunet et Marie Dorin, vice-championnes olympiques en 2010 à Vancouver au relais 4x6km. - photo Shaun Botterill, AFP DR
  • Sandrine Bailly, Sylvie Becaert, Marie-Laure Brunet et Marie Dorin, vice-championnes olympiques en 2010 à Vancouver au relais 4x6km. - photo Shaun Botterill, AFP DR
  • par Jean-Pierre GUILBERT
  • photos photo Shaun Botterill, AFP DR
  • extrait de "Jeux en Nord-Pas-de-Calais

BIATHLON MODERNE

SYLVIE BECAERT, UNE LILLOISE MÉDAILLÉE 

L'apparition du biathlon moderne au Jeux olympiques est effective à partir de 1960 à Squaw Valley. Une seule épreuve est au programme : le 20km masculin. Pourtant, dès les premiers Jeux de 1924, à Chamonix, une épreuve de patrouille militaire est disputée à titre officiel avant de devenir sport de démonstration jusqu’en 1948. Une épreuve de relais 4x7,5km étoffe le programme masculin dès 1968 à laquelle s’ajoute en 1980 le sprint de 10km. Le biathlon féminin apparaît aux Jeux d’Albertville en 1992.  Cette année-là, hommes et femmes disputent les mêmes épreuves : en individuel, relais et sprint sur des distances différentes. Chez les hommes : 20km, 4x7,5km et 10km. Chez les femmes : 15km, 4x6km et 7,5km. Le nombre d’épreuves augmente au fil du temps pour atteindre aujourd’hui le nombre de dix : cinq pour les hommes et cinq pour les femmes. À ce jour, une seule athlète nordiste a participé aux Jeux dans cette displine exigeante : Sylvie Becaert...


Petite par la taille, mais grande par le talent. Sylvie Becaert est née à Lille le 6 octobre 1975. Très vite, elle intègre la section ski de haut niveau du lycée d’Albertville où elle va gravir les échelons de la notoriété. En 1997, elle découvre le biathlon. Sa carrière s’accélère. Une année plus tard, elle côtoie les meilleures françaises, Corinne Niogret et Anne Briand, et rejoint l'équipe nationale. En 1999, elle entre parallèlement à l’administration des douanes et en équipe de France. Elle s’affirme alors comme l’une des valeurs sûres de notre biathlon féminin. À Oslo, elle chausse ses skis pour la première fois dans une épreuve de Coupe du monde. 

En 2002, elle participe à ses premiers Jeux olympiques à Salt Lake City où elle termine seizième du 15km. Dans son élan, durant l’hiver 2003, elle devient championne du monde de sprint à Khanty-Mansiysk, en Russie, monte régulièrement sur les podiums et se bat pour le classement général de la Coupe du monde. Elle finit troisième d’un classement où l’Allemande Martina Glagow a surclassé toutes ses adversaires. 

L’année suivante, elle ne confirme pas ses performances. Atteinte par une vilaine maladie, un syndrome des loges, une affection musculaire douloureuse, elle est contrainte d’interrompre sa carrière. Elle lutte pendant deux ans, envisageant même d’arrêter la discipline qu’elle chérit. Il lui faut beaucoup d’énergie, de patience, de mental et une longue convalescence pour rechausser les skis. Elle revient à la compétition lors de la saison 2005-2006. Son tempérament de gagneuse et sa détermination lui permettent de se qualifier pour les Jeux olympiques de Turin. Avec ses coéquipières, Florence Baverel-Robert, Delphine Peretto et Sandrine Bailly, elle remporte la médaille de bronze du relais 4x6km devancée par la Russie et l’Allemagne. L’année suivante, elle s’adjuge la médaille d’argent de relais aux championnats du monde à Anterselva en Italie. Elle est de retour au plus haut niveau mondial. En 2008, elle est médaillée de bronze aux championnats du monde à Östersund. En 2009, elle est championne du monde de relais mixte à Pyeong Chang, en Corée du Sud, et récolte le bronze avec le relais féminin. 

À Vancouver, en 2010, elle participe à ses derniers Jeux avec l’équipe de France féminine de relais où elle retrouve Sandrine Bailly, Marie-Laure Brunet et Marie Dorin. Elle contribue à l’obtention de la médaille d’argent derrière la Russie. 

Après les Jeux, lasse de la compétition, la championne du Grand-Bornand, veut passer à autre chose, fonder une famille, avoir des enfants, elle met fin à sa carrière. Si elle n’a pas toujours été très brillante dans les épreuves individuelles, elle est restée un des piliers de l’équipe de France de relais car c’est bien avec ses coéquipières qu’elle a bâti l’essentiel de son palmarès.

SYLVIE BEACERT

 

 

 

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