WARREN BARGUIL CHAMPION DE FRANCE ROUTE 2019

Championnat de France route pro 2019 - photo LNC-Garnier
  • Championnat de France route pro 2019 - photo LNC-Garnier
  • juillet 2019

WARREN BARGUIL CHAMPION DE FRANCE

UN CHAMPION SOUVENT DÉCRIÉ

Les mois d’été 2019 sont chargés pour les amateurs de sport en tout genre, notamment en France. Entre la Coupe du Monde de Foot féminine qui a été un franc succès et a maintenant ses stars et le Tour de France qui commence sur les chapeaux de roues, retour ici sur le championnat de France de cyclisme sur route.

Souvent décrié, notamment par la légende Bernard Hinault, non sans cohérence, Warren Barguil a répondu de la plus belle manière. Obligé de courir comme le disposait le nouveau règlement de la Fédération Française de Cyclisme, le Breton a bien fait de faire le déplacement en Loire-Atlantique aux championnats de France de cyclisme sur route. Au terme d’une course mouvementée de plus de 250 km, il s’est offert le droit de lever les bras avant de s’écrouler en pleurs, ému, genoux au sol. Warren Barguil est devenu champion de France de cyclisme sur route.

LA GROUPAMA FDJ PERD SON TRÔNE

Le titre de champion de France était chasse gardée de la Groupama FDJ depuis 4 années. L’explication pourrait être toute trouvée : la Groupama FDJ est l’équipe qui comporte le plus de coureurs depuis de nombreuses années sur le championnat national. Mais il faut aussi compter sur l’attache, l’appartenance presque religieuse, de Marc Madiot, le patron de l’équipe à ce symbole. Pour preuve, parmi les équipes du World Tour, la Groupama FDJ est la seule à délester totalement les sponsors de la tunique des champions nationaux présents dans l’effectif. Ce ne sera donc plus le cas d’Anthony Roux mais de Sebastian Reichenbach, le lieutenant suisse de Thibaut Pinot, qui connaîtra ce privilège.

UN CIRCUIT ALLÉCHANT

Les routes vallonnées des contrées nantaises ont d’abord permis à 37 coureurs de se dégager de la tenaille du peloton. Sans malchance, le maillot tricolore aurait pu rester sur les épaules d’un coureur Groupama FDJ, notamment le très prometteur David Gaudu ou du tout aussi prometteur, Valentin Madouas. Mais la principale faiblesse qui a déchu la Groupama FDJ était le choix de la carte.
Dans un dernier tour de circuit ahurissant, tout le monde s’attaquait et on aurait bien cru que Guillaume Martin allait le faire en tentant le coup du kilomètre. En vain, ses compagnons de route revenaient sur lui à 100 mètres de la ligne et « Wawa » réglait au sprint Simon et Touzé d’un court boyau. Warren Barguil remportait alors sa cinquième victoire professionnelle. Seulement, direz-vous ? Deux sur la Vuelta, deux sur le Tour de France et un en championnat de France, rien que ça.

LA POLÉMIQUE

Michel Callot, le président de la Fédération Française de cyclisme était clair. Les règles ont changé, tout coureur professionnel français se doit de participer au Championnat de France. Dès l’année prochaine, des sanctions pourraient être mises en place. Julian Alaphilippe et Romain Bardet ont pris ce risque, préférant (plutôt logiquement) ne pas chambouler la préparation du Tour de France, où leurs performances respectives seront fortement attendues. Thibaut Pinot, listé dans le groupe de la plupart des favoris de la prochaine Grande Boucle était lui, bien au départ de Vertou dimanche dernier. Souvenez-vous, Thibaut Pinot court au sein de la Groupama FDJ… Le mensonge n’est pas coutume des grands champions que sont l’Auvergnat et le Berrichon, Bardet et Alaphilippe ont d’ailleurs eu du mal à donner un réel motif de forfait pour cette course et il serait presque honteux de critiquer leur choix commun.

ET MAINTENANT ?

Jugé sur son choix de quitter une équipe du World Tour où les conditions d’entraînement et le sérieux y régnant lui avaient permis de franchir une étape importante dans sa carrière et même devenir l’un des meilleurs coureurs français, Warren Barguil a ensuite connu des années difficiles, pensant même à arrêter le cyclisme, selon ses dires. Les regards sont désormais naturellement rivés vers le Tour de France où Romain Bardet et Julian Alaphilippe auront sans le moindre doute à cœur de faire taire ces critiques et de montrer que leur choix était le bon.

Concernant le néo champion national, il reste aujourd’hui au breton à confirmer son renouveau et son retour de forme, là où il avait éveillé la France à son talent indéniable. Victorieux en haut du col de l’Izoard, il repassera durant ce mois de juillet 2019 sur ce même bitume qui ferait bien de lui rappeler l’odeur de ses exploits en cette année 2017. Les objectifs légitimes sont identiques à ceux de 2017, alors presque inespérés. Tronquer son maillot pour la tunique blanche à pois rouge et lever les bras, au moins une fois ?

 

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